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Ignace PLEYEL
Les Pianos Pleyel
La Salle Pleyel

Ignace PLEYEL

Biographie d'Ignace Pleyel

Un jeune homme surdoué

A la fin du 18ème siècle, Ignace Pleyel fut l’un des compositeurs européens les plus populaires pour la musique instrumentale, avant de devenir, dès le début du XIXème, l'un des plus grands facteurs de pianos d'Europe.

Fils d’instituteur, Ignace (Ignaz Josef) Pleyel est né le 18 juin 1757 à Ruppersthal en Basse-Autriche. Après avoir suivi tout d’abord l’enseignement de Jean-Baptiste Vanhal, compositeur indépendant et professeur de musique dans des familles nobles, il put en 1772, grâce au comte Ladislaus Erdödy, suivre des études de composition chez Joseph Haydn à Eisenstadt. En signe de gratitude, il dédiera à son maître les Six Quatuors à cordes op. 2, " in segno di perpetua gratitudine ".

Après des voyages de formation qui le menèrent jusqu’à Naples, Pleyel fut nommé en 1783 directeur de l'école de musique du cardinal de Rohan à Strasbourg, et en 1789 il succède à François-Xavier Richter, maître de chapelle de la cathédrale de Strasbourg.

En 1787, il épouse Gabrielle Lefèbvre, fille d'un ébéniste alsacien, et un an plus tard naîtra son fils et futur associé, Camille Pleyel.

Remarqué par Mozart

Les années qui suivirent cette installation en France furent éminemment fécondes ; c'est là qu'il composa la majeure partie de ses œuvres, et celles-ci se répandirent rapidement à travers toute l’Europe.

En 1784, séduit par l’une des compositions de Pleyel, Mozart écrivait à son père Léopold : " Il vient de paraître des quatuors d’un certain Pleyel qui est un élève de Joseph Haydn. Si vous ne les connaissez pas encore, essayez alors de les trouver, ils méritent toute notre attention. Ils sont très bien composés et fort agréables à entendre." … " Quel bonheur pour la Musique, si Pleyel pouvait nous remplacer Haydn".

Six mois à Londres

En 1790-91, Pleyel est invité à Londres par les " Professional Concerts " qui lui proposent des fonctions analogues à celles de Haydn aux " Salomon Concerts ", afin d'initier entre eux une sorte de rivalité. La situation à Strasbourg devenant de plus en plus précaire en raison du bouleversement politique de la Révolution Française, Pleyel accepta cette offre. Tout d’abord Haydn craignit " une guerre harmonique meurtrière ", mais peu après, il pouvait néanmoins écrire : " Pleyel, dès son arrivée, se montra d’une telle modestie qu’il a regagné toute mon affection. On nous voit très souvent ensemble… Nous partagerons notre gloire de manière juste, et retournerons chez nous avec satisfaction ". C’est ainsi que la concurrence manigancée par les organisateurs londoniens se conclut dans la dignité : Pleyel ouvrit son premier concert avec une œuvre de son professeur, et Haydn, quatre jours après, répondait à ce beau geste en commençant son concert avec une composition de Pleyel. Pleyel resta toujours en contact avec Haydn, son professeur.

Éditeur de musique

Ses cachets de compositeur et de chef d’orchestre lui permirent, en 1795, de quitter Strasbourg et d’ouvrir à Paris un magasin de musique ainsi qu’une maison d’édition d’œuvres contemporaines. Il publia ainsi des compositions récentes de Beethoven, Boccherini, Dussek, Méhul, Rossini, Kalkbrenner, et inventa par ailleurs un format de partition tout nouveau : la première "édition de poche" (1802). C'est dans ce format qu'il édita, entre autres, les quatuors de Haydn, ce qui lui valut, peu de temps après, une lettre débordante de reconnaissance : " Cher Pleyel ! ……. Je te remercie de tout mon cœur pour la belle et extraordinaire édition des quatuors ! ".

 

Facteur de pianos

En 1807, Pleyel fonda une fabrique de pianos. Excellent pianiste-concertiste, donc très exigeant sur la qualité musicale des instruments, il n'hésitait pas à les faire essayer et critiquer par ses amis musiciens, dans son Salon de Musique de la rue Cadet (ancêtre de la Salle Pleyel), et grâce à leurs remarques et à son ingéniosité, il réussit avec son fils Camille à créer des pianos qui n'allaient pas tarder à être considérés comme les meilleurs d'Europe.

Nul autre que Frédéric Chopin, ami très proche de Camille Pleyel, n'a souligné avec autant d’enthousiasme, lors de son premier concert parisien en 1832 puis tout au long de sa vie, la qualité extraordinaire des pianos Pleyel. On connaît sa célèbre phrase : "Quand je me sens en verve et assez fort pour trouver mon propre son à moi, il me faut un piano de Pleyel".

 

Les dernières années :

En 1824, Ignace Pleyel cède ses affaires florissantes à son fils Camille, et consacre les dernières années de son existence à l’agriculture (!) dans son domaine de Saint-Prix, à côté de Montmorency. Il meurt à Paris le lundi 14 novembre 1831.

Sa tombe se trouve au cimetière du Père Lachaise à Paris, parmi celles d’autres compositeurs et virtuoses illustres. En 1998, au texte qui figurait sur la stèle  : " Ignace Pleyel / 14 novembre 1831 / De Profundis ", on ajouta une plaque avec la mention " Né à Ruppersthal / Autriche / 1757 ".

Après avoir été oubliée pendant un siècle et demi, sa musique connaît, depuis deux décennies, un certain renouveau notamment au disque, avec l'enregistrement d'œuvres de grande qualité (symphonies, quatuors à cordes, trios…).

 

Dossier sur la rénovation à télécharger 

Pleyel  une histoire tournée vers l'avenir

Arnaud Marion, Éditions de La Matinière

Programmation de la Salle Pleyel

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