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Ignace PLEYEL
Les Pianos Pleyel
La Salle Pleyel

Les Pianos Pleyel

Les pianos Pleyel de 1927 à 2000

Après la retraite de Gustave Lyon en 1930, un soin particulier a continué d'être apporté à l'étude et à la réalisation des pianos Pleyel dont la notoriété ne connaissait pas de frontières. Alfred Cortot, Robert Casadesus, Yves Nat et Samson François considéraient que les pianos Pleyel "avaient atteint les limites de la perfection".

Mais la crise économique de 1929 n'épargna pas la Maison Pleyel, et les années trente marquèrent le début d'une période difficile. La demande de pianos avait fortement baissé un peu partout dans le monde. Les chiffres de production étaient en régression sensible, et les activités furent réduites de façon dramatique. En mars 1933, la Société Pleyel est contrainte de déposer son bilan, cependant qu'en mai 1934, c'est sa filiale Salle Pleyel qui dépose le sien. A partir de cette date, les deux entités sont séparées et le resteront jusqu'à l'année 2000.

Grâce à de nouveaux prêts et à des concordats signés avec les fournisseurs, les activités reprennent.

Pleyel poursuit sa production durant les années de la seconde guerre mondiale (en moyenne 500 instruments par an). Dès 1946 les chiffres se remirent à croître, et tout semblait en bonne voie. Mais de nouvelles difficultés se présentèrent lors de houleux problèmes d'héritage, et la bonne gestion de l'entreprise en fut déstabilisée. La conséquence inéluctable fut l'arrêt de toute activité en 1961. Le nom restera néanmoins et reste toujours gravé dans ce secteur nord de Paris : tout le quartier de Saint-Denis où se trouvait la Manufacture Pleyel en utilise encore le nom : rue Pleyel, Carrefour Pleyel, station de métro, Place des Pianos, Tour Pleyel… sans parler des écoles, commerces, ou entreprises qui ont annexé ce nom si musical de Pleyel.

La Maison Pleyel fut reprise par les fabricants Gaveau et Erard qui avaient déjà fusionné un an plus tôt. Le 3 mars 1961, la nouvelle société devint : Gaveau-Erard-Pleyel, et les pianos Pleyel furent alors fabriqués en moindre nombre.

Dix ans plus tard, en 1971, Gaveau-Erard-Pleyel signait avec la Maison allemande Schimmel un accord par lequel les pianos Pleyel allaient être fabriqués à Braunschweig, en Allemagne fédérale, et il en fut ainsi pendant vingt-cinq ans.

En 1993, une société de holding achète les marques Gaveau-Erard-Pleyel ainsi que l'usine de pianos Rameau, à Alès, qui est en grande difficulté. Cette société dénonce le contrat signé avec Schimmel, et relance la fabrication des pianos Pleyel à Alès en 1997. Mais les difficultés de l'usine d'Alès ne font qu'empirer, et en 1999 un nouveau dépôt de bilan annonce la fermeture définitive de l'usine.

C'est alors que le nouveau propriétaire de la Salle Pleyel, Hubert Martigny, rachète les marques et l'usine (qui devient la Manufacture Française de Pianos), redresse les comptes, réinvestit, et permet aux Pianos Pleyel de revivre.

Mais par ce geste généreux, il fait beaucoup plus : il efface deux tiers de siècle de séparation, en réunissant les Pianos et la Salle Pleyel !

 

Dossier sur la rénovation à télécharger 

Pleyel  une histoire tournée vers l'avenir

Arnaud Marion, Éditions de La Matinière

Programmation de la Salle Pleyel

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