La belle histoire...

C’est en 1807 que commence la belle histoire des pianos Pleyel.
Depuis lors, nombreuses sont les célébrités historiques qui ont contribué à forger la légende de cette marque prestigieuse : compositeurs, écrivains, peintres, architectes, entrepreneurs, politiques, hauts dignitaires, aristocrates...

Frédéric Chopin - César Frank - Charles Gounod - Claude Debussy - Edward Grieg - Frédéric & Arthur Kalkbrenner - Jules Massenet - Félix Mendelssohn - Giacomo Meyerbeer - Jacques Ofenbach - Maurice Ravel - Gioacchino Rossini - Arthur Rubinstein - Camille Saint-Saëns - Richard Strauss - Jacques Ibert - Marguerite Long - Famille Maupassant - George Sand - Eugène Scribe - Comtesse de Ségur - Alexis de Tocqueville - Léon Tolstoï - Ivan Tourgueniev - Eugène Delacroix - Famille Puvis de Chavanne - Ary Schefer - Horace Vernet - Viollet-Le-Duc - De Dietrich - Henry Lemoine - Ferdinand de Lesseps - Cognac Hennessy - Cognac Martell - Champagne Moët - Isaac Pereire - Louis Roederer - Famille Rothschild - Maréchal Exelmans - Comte Charles de Flahaut (Aide de camp de Napoléon Ier) - Patrice de Mac-Mahon - Victor Schoelcher - Prince Pierre d’Aremberg - Letizia Bonaparte (mère de Napoléon) - Jérôme Bonaparte (frère de Napoléon) - Prince François Borghèse - Prince Victor de Broglie - Prince de Clermont-Tonnerre - Duchesse de Crillon - Napoléon Joseph Ney (Prince de la Moskowa) - Prince Klemens de Mettenich - Madame Récamier - Jules Polignac (Prince du Saint-Empire) - Anna Pavlovna de Russie (Reine des Pays-Bas) - Dom Pedro Ier (Empereur du Brésil et Roi du Portugal) - Ferdinand-Philippe d’Orléans (Prince héritier de France) - Isabelle II d’Espagne (Reine d’Espagne) - Wilhelmine de Prusse (Reine de Hollande) - Elena Pavlovna de Russie (Majesté impériale) - Louis-Philippe (Roi des Français)...
Pour n’en citer que quelques-uns.

Peinture de Ignace Pleyel

Ignace Pleyel
Le fondateur

Estampille en marqueterie
Estampille en marqueterie sur un piano carré de 1809

Un musicien et un compositeur de talent

Si le nom de Pleyel est aujourd’hui mondialement connu, peu de gens savent qui se cache derrière ce nom légendaire de la musique.
Ignaz Pleyel est né le 18 juin 1757 à Ruppersthal en Basse-Autriche. Fils d’instituteur, le jeune homme fût très tôt remarqué pour ses talents de musicien par le comte Ladislaus Erdöly qui devint son mécène. Il put ainsi suivre des enseignements prestigieux et devint notamment l’élève favori de Joseph Haydn. Avec l’appui de son mécène, Ignaz Pleyel fit de nombreux voyages en Europe, où il rencontra les principaux acteurs de la vie musicale de l’époque.
En 1783, Ignaz Pleyel arriva à Strasbourg où il prit la direction de l’Ecole de musique du Prince de Rohan puis devint en 1789 le maître d’orchestre de la Cathédrale de Strasbourg. En acceptant ce départ pour la France, le musicien obtint le droit de bourgeoisie lui permettant de devenir citoyen français et de se rebaptiser Ignace.

Tableau de Renoir
Pierre-Auguste Renoir - Jeunes filles au piano (1892)
Pleyel modèle Romantica
Peinture de Camille Pleyel

Camille Pleyel
Une dynastie de musiciens

Plaque Pleyel
Plaque apposée sur les pianos Pleyel au milieu du XIXème siècle

Camille Pleyel, musicien qui émerveille Chopin

Né en 1788 à Strasbourg, Camille Pleyel fut d’abord l’élève de son père avant de recevoir les enseignements du virtuose Jan Ladislav Dussek.
Musicien et concertiste de talent, Camille fit de nombreux voyages à travers l’Europe et il fut notamment remarqué à la cour du Roi d’Angleterre. Moins prolifique que son père en matière de composition, Camille était néanmoins meilleur musicien.
Son ami Frédéric Chopin dit d’ailleurs de lui : « il n’y a plus aujourd’hui qu’un homme qui sache jouer Mozart, c’est (Camille) Pleyel, et quand il veut bien exécuter avec moi une sonate à quatre mains, je prends une leçon ».

Frédéric Chopin
Peinture de Frédéric Chopin

Frédéric Chopin
L'ambassadeur de prestige

Tableau de Hendrik Siemiradzki
Hendrik Siemiradzki
Chopin jouant dans le salon du Prince Radziwill (1887)

Les artistes, la meilleure promotion pour la marque

En cette première moitié du XIXème siècle, la vie musicale parisienne bat son plein. Le 1er janvier 1830, Camille Pleyel organise le premier concert public joué sur un piano Pleyel, inaugurant ce qui allait devenir une coutume : produire en public les pianos de la Maison à l’occasion de concerts.
Savoir s’entourer d’artistes, découvrir des talents et les produire avec leurs instruments constitue l’une des caractéristiques de la Maison Pleyel.
Camille considérait comme complémentaires à son industrie les manifestations musicales au cours desquelles le public pouvait apprécier et juger des qualités sonores des instruments qu’il vendait.

Frédéric Chopin, George Sand, Pleyel (Adolf Karpellus)
Une grande histoire d’amour !
Logo Pleyel en métal

Le succès mondial

Pianino Modèle George Sand
Pianino Modèle George Sand - 1837

L’amélioration continue des pianos

Si Camille entendait offrir aux musiciens un lieu de production digne de ce nom, il continua parallèlement à accorder une grande attention à l’amélioration des instruments qu’il produisait.
Il fut ainsi le premier à oser utiliser un cadre métallique pour ses pianos.
Il transforma peu à peu la facture du piano de manière à répondre aux exigences nouvelles des compositeurs.
Pour obtenir des sonorités puissantes et riches, indispensables à certaines œuvres romantiques, il choisit de poser des barrages en fer dans les pianos à queue, qui par leur meilleure résistance offraient un plus grand volume sonore.
Il veilla également à donner au clavier une parfaite égalité.
Camille ne cessa de déposer des brevets.
Il introduisit en France le piano droit, perfectionna sa fabrication en inventant le son dit "prolongé".

Étienne Moreau-Nélaton - Enfants au piano (1902) - Pianino Pleyel
Gravure d'Auguste Wolff

AUGUSTE WOLFF
L’âge d’or

Piano n°3 bis
N°3 bis, piano ½ queue à cordes croisées, sommier & barrage en fer

Un entrepreneur d’exception

Associé à Camille Pleyel dès 1853, Auguste Wolff prend la direction de la Maison en 1855. A l’instar des Pleyel, il est également issu d’une famille de musiciens. Né à Paris en 1821, Wolff est un compositeur talentueux et un excellent musicien, premier prix de piano au Conservatoire de Paris en 1839.
Il présente des qualités d’entrepreneur actif qui leur permettent de prolonger l’œuvre des Pleyel. Il sera un facteur de pianos d’exception et contribuera grandement au développement de l’entreprise, notamment par l’ingéniosité et la qualité de ses innovations.

La Manufacture Pleyel à Saint-Denis vers 1870
Gravure de Gustave Lyon

GUSTAVE LYON
L’apothéose de la dynastie

Gravure d'un concert de Camille Saint-Saëns à la salle Pleyel
Concert donné à la Salle Pleyel de la rue Rochechouart par Camille Saint-Saëns

Pleyel, le son « à la française »

A la suite de la disparition d’Auguste Wolf, c’est Gustave Lyon qui prit la direction de la Maison Pleyel. Né en 1857, Lyon était un ancien élève de l’Ecole Polytechnique et possédait un diplôme d’ingénieur des Mines. Lui aussi musicien accompli, il utilisa ses connaissances scientifiques pour améliorer la qualité des pianos et approfondir les secrets de l’acoustique.
L’une de ses premières innovations fut de doter les pianos d’un cadre métallique en acier spécial – le fameux "acier Pleyel", un métal spécifique moins carburé coulé d’une seule pièce et non assemblé.
Ses inventions lui valurent un prix d’honneur à l’Exposition Universelle de Paris de 1889, date à laquelle la Maison Pleyel produit son 100 000ème piano. Un titre de gloire exceptionnel car Pleyel fut le premier fabricant de pianos au monde à atteindre ce chiffre.
Au tournant du nouveau siècle, la marque Pleyel a ses inconditionnels.
Ce fut en effet sous la houlette de Lyon que les pianistes purent adopter le fameux son Pleyel, incarnant "le son à la française" grâce à ses particularités coloristiques romantiques.
Les Pleyel avaient comme caractéristiques une grande légèreté, une rondeur, une puissance des graves et un étonnant scintillement des aigus qui leur conféraient une réelle harmonie.
Le son des pianos Pleyel séduit toute la jeune génération d’alors, composée essentiellement de compositeurs russes.
En 1907, Gustave Lyon organise un concert en leur honneur à la Salle Pleyel de la rue de Rochechouart. Camille Saint-Saëns, lancé par la Maison Pleyel quand il avait onze ans, organise l’événement qui rassemblera de prestigieux pianistes : Rimsky-Korsakov, Rachmaninov ou encore Wanda Landowska.

Photo de la Salle Pleyel en 1927
La Salle Pleyel en 1927